Expansion romaine
Au IIIe siècle, en 290, Rome contrôlait le centre de l’Italie. Chaque ville conquise devait payer un tribut à Rome et chacune était administrée par un Sénat local. En 280, Rome était en contact direct avec les villes grecques qui étaient devenus des villes indépendantes et des empires commerciaux. Rome tenta de conquérir Tarente, la plus puissante ville grecque, mais celle-ci demanda de l’aide à Pyrrhus, roi d’Épire en Italie. Pour la première fois, les légions romaines étaient confrontées à une armée de 25 000 hommes et de leurs éléphants. Après deux ans de guerre, Pyrrhus avait gagné, mais sa victoire était une quasi-défaite. Il dut alors négocier avec les Romains. En 273, Tarente fut prise et devait payer un impôt très lourd à Rome. L’influence culturelle des Grecs fut très forte sur les Romains au IIIe siècle. Au-delà des relations commerciales fructueuses, les Grecs influençaient les Romains dans l’art (sculptures, théâtre) et dans la religion. Une attrayante culture que Rome découvrit en faisant du pillage.
La première guerre punique (264-241)
Rome était un empire en expansion. Sa rivale Carthage était un empire maritime qui contrôlait la côte africaine, la côte espagnole et les îles de la Méditerranée occidentale. En 264, Carthage soumit la ville de Messine et celle-ci demanda la protection de Rome. Ainsi débuta la première guerre punique. Après la prise de Tarente et des autres villes grecques, Rome contrôlait les 2/3 de l’Italie et désirait continuer à s’étendre sur le territoire. Les guerres puniques représentaient un rite de passage pour la République : elle voulait passer de puissance régionale à puissance mondiale. Pour les légions romaines, il s’agissait d’une guerre d’apprentissage car ils n’aimaient pas naviguer, la force de leur armée étant terrestre. Carthage était un empire maritime, donc très à l’aise pour se battre sur l’eau. L’armée romaine était censitaire, c’est-à-dire composée par diverses classes de citoyens. L’armée de Carthage était majoritairement composée de mercenaires, des experts dans l’art de la guerre. Les romains devait alors se munir d’une flotte, mais elle n’était qu’un vecteur pour déplacer les légions. Rome utilisait deux tactiques de guerres : le grappin et le pont d’abordage afin que les légions abordent efficacement les vaisseaux ennemis. Dès 260, Rome possèdait une flotte imposante de 100 quinquérèmes et de 20 trirèmes. Dans cette guerre, Rome bénéficiait de l’appui d’alliés (socii) : Messine, sous l’emprise de Carthage, et Syracuse.
L’enjeux de la première guerre punique était la Sicile carthaginoise, fertile en blé qui profite d’un engrai naturel fournit par l’Etna. Après deux batailles en 259 et en 241, Rome fut vainqueur et signa un traité : elle s’appropria la moitié de la Sicile qui devint une province romaine, et Syracuse contrôlait l’autre moitié.
Entre deux guerres (241-218)
Carthage s’étendit jusqu’en Espagne sous l’influence d’Amilar et de son fils Hannibal. Ils y fondèrent le royaume de Carthagène. Mais Carthage souffrit de difficultés financières et ne pouvait plus se payer ses mercenaires, ce qui entraîna une révolte. Pendant ce temps, Rome en profita pour s’étendre dans le nord de l’Italie pour conquérir la plaine du Pô, fertile et blé et pleine de Gaulois. Elle profita également de cette crise pour débarquer en Sardaigne pour les mines et en Corse, contrée réfractaire aux envahisseurs.
La seconde guerre punique (218-201)
À partir de 221, Hannibal devint une grande menace pour Rome avec son armée de 70 000 hommes et de leurs éléphants. Il s’empara de Sargonte, des alliés de Rome, en 218, ce qui provoqua les hostilités. Choisissant la voie terrestre, Hannibal et ses troupes partirentt d’Espagne et traversèrent les Pyrénées, les Alpes et en Gaule cisalpine. Ce voyage pénible de cinq mois occassionna deux tiers de pertes et à son arrivé chez les Gaulois, il obtint leur appui car ils avaient été récemment soumis. Il s’agit du pire affrontement la République s’est heurtée. En quatre batailles en 217-216, Hannibal écrasa les troupes romaines (50 000 morts lors du massacre de Cannes). En conséquence, les principaux alliés (Tarente, Syracuse, Sardaigne, Agrigente, Capoue) trahirent Rome et rejoignirent le camp d’Hannibal. La Sicile se révolta également contre ses oppresseurs. En 211, Rome envoya des expéditions punitives contre ses anciens alliées qui soumettaient les populations en esclavage et confisquaient leurs terres. En 209, Rome reprit Tarente et la Sicile redevint romaine. Rome s’empara également de Carthagène.
Le Consul Scipion, le précurseur des grands imperatores (grands chefs militaires et hommes d’État), joua un rôle majeur dans la défaite d’Hannibal. Avec son armée de 25 000 hommes, il vainquit Hannibal lors de la bataille de Zama en octobre 202.
En 201, Rome signa un traité : Carthage devait payer une réparation de guerre de 10 000 talents d’argent sur cinquante ans. Elle confisqua la flotte punique et ainsi que les éléphants. Carthage perdit l’Espagne qui devint une province romaine en 197. Le traité stipulait que Carthage ne pouvait pas faire la guerre sans la permission du Sénat. Les deux premières guerres puniques ont permi à Rome de se munir d’un appareil militaire considérable : elle passa de 6-8 légions à 28 légions soit 120 000 hommes.
La troisième guerre punique (148-146) marquait la fin de l’empire carthaginois. Après un long siège, les légions brûlèrent la ville de Carthage et s’adonnèrent au pillage. Le territoire fut recouvert de sel et était dorénavant consacré aux dieux infernaux.
Au IIIe siècle, en 290, Rome contrôlait le centre de l’Italie. Chaque ville conquise devait payer un tribut à Rome et chacune était administrée par un Sénat local. En 280, Rome était en contact direct avec les villes grecques qui étaient devenus des villes indépendantes et des empires commerciaux. Rome tenta de conquérir Tarente, la plus puissante ville grecque, mais celle-ci demanda de l’aide à Pyrrhus, roi d’Épire en Italie. Pour la première fois, les légions romaines étaient confrontées à une armée de 25 000 hommes et de leurs éléphants. Après deux ans de guerre, Pyrrhus avait gagné, mais sa victoire était une quasi-défaite. Il dut alors négocier avec les Romains. En 273, Tarente fut prise et devait payer un impôt très lourd à Rome. L’influence culturelle des Grecs fut très forte sur les Romains au IIIe siècle. Au-delà des relations commerciales fructueuses, les Grecs influençaient les Romains dans l’art (sculptures, théâtre) et dans la religion. Une attrayante culture que Rome découvrit en faisant du pillage.
La première guerre punique (264-241)
Rome était un empire en expansion. Sa rivale Carthage était un empire maritime qui contrôlait la côte africaine, la côte espagnole et les îles de la Méditerranée occidentale. En 264, Carthage soumit la ville de Messine et celle-ci demanda la protection de Rome. Ainsi débuta la première guerre punique. Après la prise de Tarente et des autres villes grecques, Rome contrôlait les 2/3 de l’Italie et désirait continuer à s’étendre sur le territoire. Les guerres puniques représentaient un rite de passage pour la République : elle voulait passer de puissance régionale à puissance mondiale. Pour les légions romaines, il s’agissait d’une guerre d’apprentissage car ils n’aimaient pas naviguer, la force de leur armée étant terrestre. Carthage était un empire maritime, donc très à l’aise pour se battre sur l’eau. L’armée romaine était censitaire, c’est-à-dire composée par diverses classes de citoyens. L’armée de Carthage était majoritairement composée de mercenaires, des experts dans l’art de la guerre. Les romains devait alors se munir d’une flotte, mais elle n’était qu’un vecteur pour déplacer les légions. Rome utilisait deux tactiques de guerres : le grappin et le pont d’abordage afin que les légions abordent efficacement les vaisseaux ennemis. Dès 260, Rome possèdait une flotte imposante de 100 quinquérèmes et de 20 trirèmes. Dans cette guerre, Rome bénéficiait de l’appui d’alliés (socii) : Messine, sous l’emprise de Carthage, et Syracuse.
L’enjeux de la première guerre punique était la Sicile carthaginoise, fertile en blé qui profite d’un engrai naturel fournit par l’Etna. Après deux batailles en 259 et en 241, Rome fut vainqueur et signa un traité : elle s’appropria la moitié de la Sicile qui devint une province romaine, et Syracuse contrôlait l’autre moitié.
Entre deux guerres (241-218)
Carthage s’étendit jusqu’en Espagne sous l’influence d’Amilar et de son fils Hannibal. Ils y fondèrent le royaume de Carthagène. Mais Carthage souffrit de difficultés financières et ne pouvait plus se payer ses mercenaires, ce qui entraîna une révolte. Pendant ce temps, Rome en profita pour s’étendre dans le nord de l’Italie pour conquérir la plaine du Pô, fertile et blé et pleine de Gaulois. Elle profita également de cette crise pour débarquer en Sardaigne pour les mines et en Corse, contrée réfractaire aux envahisseurs.
La seconde guerre punique (218-201)
À partir de 221, Hannibal devint une grande menace pour Rome avec son armée de 70 000 hommes et de leurs éléphants. Il s’empara de Sargonte, des alliés de Rome, en 218, ce qui provoqua les hostilités. Choisissant la voie terrestre, Hannibal et ses troupes partirentt d’Espagne et traversèrent les Pyrénées, les Alpes et en Gaule cisalpine. Ce voyage pénible de cinq mois occassionna deux tiers de pertes et à son arrivé chez les Gaulois, il obtint leur appui car ils avaient été récemment soumis. Il s’agit du pire affrontement la République s’est heurtée. En quatre batailles en 217-216, Hannibal écrasa les troupes romaines (50 000 morts lors du massacre de Cannes). En conséquence, les principaux alliés (Tarente, Syracuse, Sardaigne, Agrigente, Capoue) trahirent Rome et rejoignirent le camp d’Hannibal. La Sicile se révolta également contre ses oppresseurs. En 211, Rome envoya des expéditions punitives contre ses anciens alliées qui soumettaient les populations en esclavage et confisquaient leurs terres. En 209, Rome reprit Tarente et la Sicile redevint romaine. Rome s’empara également de Carthagène.
Le Consul Scipion, le précurseur des grands imperatores (grands chefs militaires et hommes d’État), joua un rôle majeur dans la défaite d’Hannibal. Avec son armée de 25 000 hommes, il vainquit Hannibal lors de la bataille de Zama en octobre 202.
En 201, Rome signa un traité : Carthage devait payer une réparation de guerre de 10 000 talents d’argent sur cinquante ans. Elle confisqua la flotte punique et ainsi que les éléphants. Carthage perdit l’Espagne qui devint une province romaine en 197. Le traité stipulait que Carthage ne pouvait pas faire la guerre sans la permission du Sénat. Les deux premières guerres puniques ont permi à Rome de se munir d’un appareil militaire considérable : elle passa de 6-8 légions à 28 légions soit 120 000 hommes.
La troisième guerre punique (148-146) marquait la fin de l’empire carthaginois. Après un long siège, les légions brûlèrent la ville de Carthage et s’adonnèrent au pillage. Le territoire fut recouvert de sel et était dorénavant consacré aux dieux infernaux.


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